Saint Werner figure malheureuse d’un blanc-seing antisémite

bacharach chapelle de saint Werner-smallLe Rhin demeure ce fleuve aux aspects féodaux, républicains et impériaux, selon Victor Hugo(1) ce fleuve aux prises avec d’anciennes batailles, dont les nombreux châteaux sont les derniers témoins. Les menaces d’attaques ne sont désormais plus que des rocs en forme de casque et des navires emplis de touristes aux yeux pacifistes. Les ruines nous observent avec douceur et le fleuve ample n’entend plus la rive gauche proclamer la haine des envahisseurs français face au mépris des Allemands pour leur général corse. Le Rhin s’élève dans l’étendue de ses falaises qui le bordent et fixe à jamais, sous ces ciels argentés, la poésie de ceux qui l’ont contemplé. Chaque village entre Mayence et Coblence, ressemble à un havre de paix où se confond l’histoire dans les ruelles moyenâgeuses, où les époques se mélangent aux maisons à colombage et aux beaux encorbellements. Les anciennes murailles de pierre qui protégeaient les villageois se sont transformées en ligne où se posent les nouvelles habitations, l’ancien chemin de ronde est devenu un lieu de promenade où l’on échange courtoisement. La voie de chemin de fer passe au plus près de cette ceinture de pierre et salue le Rhin à la nuit tombante avec son œil de cyclope au-devant de sa locomotive.

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